******* For Cecil The Golden Lion... Never Forget, Never Forgive. *******




Peindre Plutôt Que chasser...
Et Mieux Qu'Eugène Delacroix...









Bien Fait... Y'En a Marre De Pardonner... Sont Devenu(e)s Trop Con(ne)s...

Mais "Respect" Pour *** Ngari M'bana *** a dit... 
 
Bon, Chasse Passion dira ce qu'il sait :-)) mais je vais écrire ce que je crois savoir :-))
Toutefois je vais être réservé car l'affaire n'est pas close.
Feu Monsieur Sanchez était expérimenté de la chasse au gibier réputé dangereux et était venu précédemment sur cette zone n°3.
L'année précédente une chasse au lion avait échoué car quand le guide, les pisteurs et le chasseur sont arrivés à portée de tir ce fut pour constater que le lion chassé ce jour là partant de traces vieilles de deux nuits était déjà en mauvaise posture car il était pris dans un piège traînant.
Ce lion qui au demeurant était une lionne gestante de quatre petits fut achevé. Il faut savoir que les animaux "cablés" s'en tirent rarement et qu'il n'existe pas de moyen au Cameroun pour anesthésier un grand félin et le soigner.
En tous cas je n'en connais aucun et nous ne disposons d'aucun moyen ni de soin ni de contention.
Le jour de l'accident, le lion chassé s’avéra être un sujet mâle dont j'ai estimé l'âge de cinq à six ans. il ne portait pas de trace de combat (aucune) et semblait en bonne santé. Ce fait est un indice de pauvreté de représentation de cette espèce.
Le contenu de l'estomac était un Ourebi, une petite antilope véloce.
La densité musculaire était normale, pas de traumatisme incapacitant, aucune infestation endoparasitaire.
La zone n°3 est un cas particulier car elle est la plus densément peuplée du fait qu'elle est traversée par un piste dite "cotonnière" qui est le fil de vie de huit villages.
3110 personnes sont recensées et on peut estimer la population a quatre mille personnes.
Le lion a été tué à hauteur du plus gros village du nom de TABOUN qui comprend une école importante. Il a été tué à quatre kilomètres à l'Ouest de Taboun, pas loin d'un affluent de la Bénoué appelé mayo Oldiri, dans un milieu boisé car très irrigué.
Il n'y avait pas eu de signalement de comportement dangereux et aucune perte ni humaine ni animale qui sont ordinairement le fait de sujets vieillissant chez le lion mais pas forcément chez le léopard qui peut s'en prendre plus tôt à l'humain.
Le fait probant est qu'il n'y avait pas de fonctionnaire de la MINFOF (Ministère de la Faune et de la Forêt) sur place pendant l'acte de chasse ni aucune requête de la part d'une autorité.
Au moment des faits, le guide et le chasseur sont tous deux à un taux d'intoxication alcoolique de zéro-zéro (prise de sang en post mortem évidemment pour le défunt mais résultats aléatoires car effectuée très tardivement).
Le lion est à 78 mètres (télémétrés par moi pour les besoins de l'enquête) lors du premier tir qui est effectué par le défunt. Ce dernier tire avec une déclivité de huit degrés (pas huit pourcent)et atteint le lion trop bas pour que le tir soit immédiatement fatal (c'est une erreur de tir ordinaire avec ce genre d'angle, pour des raisons optiques). L'arme n'a pas de lunette mais une visée mécanique.
Le lion blessé gravement bondit en tous sens et le défunt veut tirer à nouveau mais n'est plus en situation de la faire en raison des déplacement du lion.
Monsieur Pierre P. (un pharmacien à la retraite qui guide chaque année) décide de procéder à un tir d'achèvement et épaule son arme personnelle pourvue d'une lunette.
A ce moment précis Monsieur Sanchez est à droite de monsieur P qui a l’œil droit en visée à travers la lunette.
Monsieur Sanchez se déplace alors vivement vers la gauche et croit passer sous le canon de l'arme de monsieur P. La vision "tunnel" induite par le type d'optique utilisé par le guide l'empêche de voir l'ébauche du mouvement décrit comme très empressé.
La balle atteint monsieur Sanchez à cinq centimètres plus bas que le sommet du crâne, à hauteur du parietal gauche.
*** Ngari M'bana *** a dit...
 
A la relecture je m'aperçois que je n'ai peut être pas été suffisamment précis sur la légalité de l'acte de chasse : il s'agit d'un acte légal (suivant quota d'attribution) et donc il n'y a pas lieu de verbaliser.
Simplement, l'assertion d'un intervenant selon laquelle le tir répondrait à un besoin sécuritaire n'est pas exacte.


*******

So, Désolé De Me "réjouir de La Mort d'un chasseur"...
Mais Ce N'Est Qu'Un Parmi Tant d'autres...

Quand Est-Ce Que L'espèce Inhumaine Cessera D'Être CONNE ???

Telle Est La Question.

Aussi Peindrai-Je Le Lion Cecil...
Et Peut-Être En Tout Premier...

Puisqu'Il Faut Bien Qu'Il Y En Ait Au Moins Un Qui Sauve La Terre De Cette Tripotée De Mother Fuckers...
Qui Pourront Venir Avec leurs fusils Et Ne Sont Que Les "jouets" Des lobbys des armes...

Vas-y, Gamin...
Tire Dans la cible,
Fait le géniteur à son fiston...

Eh Oui, C'Est Comme Ça Aux States... 
Notamment Au Texas Où on leurs apprend Dès le Plus Jeune Âge à Manipuler
...un fusil...

Commentaires

Ngari M'bana a dit...

Je connais bien cette région car j'y travaille dans la lutte contre le braconnage depuis huit ans. Ce lion a été tué au milieu de la zone de chasse n°3 et non dans le Parc voisin dit "de la Bénoué.
Des études récentes démontrent que le lion est vraiment en difficulté tant en Afrique de l'Ouest qu'en AFrique Centrale et dans le bassin de la Bénoué on en a recencé seulement 250. Le seul problème est que je vis littéralement sur le terrain (je pars en brousse pour des missions de neuf jours suivis de deux jours de repos) et je pense que les effectifs sont très inférieurs : je les estime à maximum 180.
La chasse du lion doit cesser sans délaimais mais il est hélas perdu.
Je lis des propos simplistes de la part d'intervenants qui ne possèdent pas tous les éléments pour juger car pour ma part si les sociétés de safari ne m'aidaient pas financièrement et en me prètant les véhicules (et en m'offrant le carburant), je serais paralysé en raison de la corruption folle et des vols.
Le bassin de la Bénoué voit beaucoup de ses lions disparaître par le fait de la lutte ancestrale entre le pastoralisme et les prédateurs et nous avons d'énormes problèmes causés par l'envahissement des Parcs par les pasteurs M'bororos (des Peuhls) qui arrivent avec plusieurs dizaines de milliers de boeufs. Ils empoisonnent des carcasses et nous retrouvons quantité de grands félins (lions et léopards), des civettes, des vautours, des hyènes, des rapaces morts empoisonnés.
Maintenir les braconniers en prion est difficile car ils sont aussitôt libérés par les gens qu'ils corrompent. Récemment j'ai perdu huit éléphants en une nuit et nous avons arrêté les auteurs que nous n'avons pu maintenir en détention que trois semaines.
Croyez que rien n'est simple, rien n'est aussi simplet que ce que je lis parfois.
Un Profond Et Sincère... RESPECT... à Madame Ou Monsieur Ngari M'bana... Oui, l'être Inhumain Peut Être... MONSTRUEUX.