Le Petit Prince...

Je Ne Sais Pas,
Je Ne Sais Plus... 
Je Ne Sais Rien.




C'Est L'Histoire D'Un Enfant Qui Rêvait...

C'Etait Il y a Longtemps, Très Longtemps,
C'Etait Il y a Des Siècles...
Peut-Être Même des Milliers D'Années...
C'Etait Il y a Quarante Et Un Ans...
Il Se Sentait Si Bien En Le Ventre De Sa Maman,
Qu'Il Prit Tout Son Temps...
Pour Venir Au Monde.
Il Ne Savait Pas...
Que Le Jour Viendrait,
Où Il Vivrait Parmi Les Damnés,
Où Il Perdrait Tous Ses Rêves,
Précieux Rêves, Qu'Il S'Etait Créés...
A Force De Silences Et De Solitude,
En Silence... Il Mourrait.
Seul Parmi Les Fous...
Il Avait Pourtant Toujours Rêvé,
Que Son Grand Jour Viendrait...
Le Jour Où L'Une D'Entre Elles...
Viendrait à Lui,
Juste Pour... Jouer Avec Lui...
Pour Qu'Il Ne Soit Plus Seul...
Il Etait Gentil Pourtant,
Jusqu'à L'Âge De Ses Sept Ans...
Jusqu'Au Jour Où Sa Seconde Maman...
L'Abandonna.
Il Vivait Pourtant Avec Frère Et Soeur,
Mais Ensemble, Jamais Ils Ne Jouaient...
Il Rêvait D'Elle Depuis Ce Si Beau Jour,
Celui De Sa Venue Au Monde,
 Tous Les Enfants Autour De Lui,
Jouaient Ensemble...
Le Laissant Seul Dans Son Coin...
Au Pied Du Grand Marronnier,
Au Fond De La Cour,
Regardant Par-Delà Le Hauts Murs
De Sa Prison, Les Nuages,
Ses Nuages, Ses Oiseaux,
L'Arbre Qui En Automne
Changeait De Couleurs...
Pendant Que les autres enfants
Courraient Après Ses Oiseaux,
Lui Les Admirait...
Il S'Envolait Sur Leur Dos...
Parce Qu'Il Etait Né Sans Ailes...
Ni Elle...
Le Temps Passait,
Il Le Regardait S'Ecouler,
Flânant, Nez Aux Vents,
Toujours Dans La Lune,
Il En Était Son Enfant...
Il Préférait Regarder Les Nuages,
Que De Suivre Ce Que celles et ceux,
Qui Etaient Censés L'Eduquer,
Le Préparer à Affronter leur monde, Lui Disaient...
 Parce Que Tout Ceci Ne Lui Parlait Pas...
Lui Voulait S'Envoler Et Ne Plus Vivre...
Parmi La Folle Foule,
 Qui L'Ignorait, Le Méprisait, Lui Bottait Le Cul...
Il S'Imaginait à Ses Côtés, En Silences...
Il Rêvait Que La Roue Tournerait Alors,
Et Que Comme Chaque Petit De Son Âge,
Il Vivrait Ce Qu'ils Appelaient...
L'Amour... Mais En Plus Grand...
Il Rêvait Que Pour Elle,
Il Franchirait Monts Et Vallées,
Les Océans Et Les Cieux Immenses,
Pour La Trouver...

Mais Le Temps Passait,
Et Comme à Chaque Fois,
Il Pensait Que C'Etait Elle.
En Vain.

Le Temps Passait...
Et Ses Espoirs Déçus,
Toujours Détruits Par Elles
Qu'Il Aurait Tant Chéri...
Pris Soins D'Elle, Réconforté,
Malgré Ses Douleurs Et Ses Pleurs,
Recroquevillé Sur Lui-Même,
Là-Bas, Tout Au Fond De Son Lit...
Chaque Soir, Un Petit Peu Plus...
Chaque Jour Où Il Désespérait,
Un Petit Peu Plus...

Qu'Avait-Il Fait, Se Demandait-Il...
Pourquoi Moi?
 Pourquoi Aucune Ne Lui Parlait,
Pourquoi Personne Ne Voulait Jouer Avec Lui...
Il Etait Pourtant Gentil,
Peut-Être Trop...

Alors Un Jour, Il Décida De Ne Plus Espérer,
Pour Ne Plus Souffrir, Ne Plus Sortir,
Et S'Enfermer,
Puisque Depuis Toujours,
Aucune Ne S'Etait Intéressée à Lui.
Sûrement Ne Suis-Je Pas Intéressant,
Pas Assez Fort Pour l'Affronter,
Leur Monde Si Méchant.
 Fait D'Êtres Devenus Inhumains.

En Secret, Il Rêvait...
De Sa Fin.

Du Grand Jour,
 Où Il Retournerait,
Voir Celui Qui L'Avait Déposé Là,
Parmi eux... Que Plus Il N'Aimait.

Il Les Avait Pourtant
Aimées Et Aimés Tellement...
Toutes Et Tous...

Qu'Il Finit Par Les Haïr.
Tant Qu'Il En Perdit...
Tous Ses Grands Rêves.

A Trop Les Regarder,
A Trop Les Aimer,
A Trop Espérer...
A Trop Attendre...
A Trop Chercher...
Il Avait Beau Crier, Hurler... Pleurer,
Chaque Jour Qui Passait,
Le Rapprochait Un Petit Peu Plus
De Cet Espoir D'Un Jour.
S'Envoler Au Ciel.

Pour y Retrouver Celles Et Ceux,
Qui L'Avaient Tant Aimés
Chéri, Gâté, Adoré.
Tant Ceux-Ci Lui Manquaient...

Il N'Avait Plus Que Cet Espoir-Là,
Plus Que Ce Secret...
 Qu'Avait-Il Fait?
Il Etait Né Au Monde.
Leur Monde Si Injuste, Leur Monde Si Mauvais,
Leur Monde Si Egoïste
Leur Monde Si Triste.

Il y Avait Bien Eu Un Seul Être Humain.
Un Être Unique. Son Meilleur Ami.
Qui Avait Franchi Toutes Ses Barrières,
Faites Tomber, Encore Essayé.
Mais Pour Lui, Le Bonheur Souriait.
Alors Plus Ils Ne Se Voyaient.

Et Chaque Nouvelle Rencontre Pour Lui,
Était Un Nouvel Échec.
Un Nouvel Espoir,
Suivi D'Une Nouvelle Désillusion,
D'Une Nouvelle Peine.
De Nouvelles Larmes. De Nouveaux Pleurs.
De Nouvelles Peurs. De Nouveaux Rêves.

De Ce Grand Jour Où...

Sa Belle Dame Blanche,
Celle Que Tant Redoutaient Tant,
La Mort... Son Amie,
Viendrait Le Chercher.
A Son Tour.

Celle Qu'Il Attendait,
Depuis Des Milliers D'Années.
Pour Lui Prendre Son Âme.
Et L'Emmener Loin, Très Loin D'Elles.
Toutes Et Tous L'Avaient Déçu.
Que Chaque Jour Un Peu Plus.
Il Sombrait. S'Enfermait.
Désespérait.

Il Rêvait Du Grand Jour Où,
Tous L'Enterreraient.
Certains Le Pleureraient.
Mais Il Savait Que Cela
Ne Durerait Pas.
Que Plus Le Temps Passerait...
Plus Ils L'Oublieraient...

Il N'Avait Plus Que Ce Désespoir
Qui En Vie, Le Maintenait.
Ils Lui Avaient Volé Tous Ses Rêves,
Toute Sa Vie Durant,
"A Quoi Bon Continuer",
Souvent Il Se Demandait...

Puisqu'Aucune Ne L'Aimait.
Finir Seul Au Monde.
A Quoi Bon?!
Puisqu'Il Souffrait Et Se Sentait,
Abandonné De Toutes.

Il Les Avait Pourtant Tant Aimées...
Que Plus Il N'y Croyait.
Puisqu'à Chaque Nouvel Espoir,
Suivait Le Désespoir.

Puisque Toutes Avaient Fini
Par L'Abandonner.
A Son Sombre Destin.
Ses Sombres Ecrits.
Ses Sombres Et Profondes Blessures...
Qu'Aucune N'Etait Venue Lui Refermer,
Lui Panser... L'Embrasser.
A Tout Jamais.
Jamais.

Aucune N'y Avait Songé.
Aucune Ne L'Avait Remarqué.
Dès Lors Il S'Etait Enfermé.
Pour Ne Plus Souffrir.
Pour Ne Plus Espérer.
Pour Ne Plus Désespérer.
Plus Jamais Être Seul
Parmi La Foule.

Celles Qui L'Avaient...
Tué.

J'Aurai Tout Essayé.
Tant Espéré. Tellement Désespéré.
Que La Petite Lueur,
Qui Brillait En Mon Coeur...
Finit Par S'Eteindre.

Jour Après Jour,
En Silences Et En Secret.

Je Pleure.

Clémentine, Mon Papa,
Mes Mammys Et Papys...
Toutes Et Tous.
Chaque Jour Qui Passe,
Mon Espoir Se Meurt.
Mon Désespoir Grandit...
Jusqu'Où Tenir?
Jusqu'à Quand Bon Tenir?
Car Il Faut Tenir.

Ne Plus Espérer
Afin De Ne Plus Désespérer.

Je T'Ai Tant Cherchée.
Qu'Au Jour D'Aujourd'Hui,
Je N'Ose Plus y Croire.
Plus Croire
 En Ce Que Toutes Et Tous Appellent...
De L'Amour.
Leur Amour.
Pas Le Mien. Le Mien Etait Pur,
Bon Et Beau. Passionné Et Passionnant.

Mais Je M'Eteins Un Petit Peu Plus Chaque Jour.
Mes Oiseaux S'En Sont Allés Pour Leur Grand Voyage.
Je Ne Vois Plus En Mes Pensées Que Mes Nuages.
Espérant Que La Dame Blanche
Vienne Bientôt Me Chercher.

Pour à Ses Côtés, M'Emmener.

Dieu Jamais Ne Reviendra.
C'Est Moi Qui Reviendrai à Lui.
C'Est Moi Qui Déciderai.
Du Jour Où Je M'En Irai.
Loin De Vous. Loin De Tout.
Loin De Toutes Et Tous.
Pour Ne Plus Souffrir,
Plus Jamais.
M'En Aller Loin De Ce Monde
Qui Jamais
Ne M'a Aimé.
Soutenu Mais Blessé.
De Profondes Blessures Toujours Vives,
Sans Cicatrices, Sans Baisers Qui Apaisent...

Un Monde Sans Amour,
Est Un Monde Qui S'Eteint.
Et Tout Comme Celui-Ci...

En Silences Et Dans Vos Murs
Qui M'Emmurent,
Plutôt Que Des Murmures.
Je Me Mure.
Je M'Eteins.

En Silence Le Petit Prince Rêvait,
Mais Désormais Je N'Ai Plus De Rêves.
Vous Aurez Toutes Et Tous,
Petit à Petit Et à Petit Feu...
Eteint Ma Lumière,
Celle Qui Brillait En Mon Coeur,
Et Resplendissait En Mes Yeux...

Je N'Aurai Jamais Eu Droit
A Ce Que Vous Autres Osez Appeler...
L'Amour.

En Ce Monde Si Cruel
Si Egoïste Et Impur...

J'Attends Impatiemment...
Ma Fin.

Le Petit Prince Rêvait En Secret.
De Sa Princesse.

Mais Il Savait.
Que Jamais Il Ne La Rencontrerait,
Ni Ne La Verrait.
Alors Il Mit Fin à Ses Jours
Si Sombres Jours.
Pour Ne Plus Devoir Souffrir.
Il Préféra... Périr.

Ne me Pleurez Pas, Mes Amis
Je Serai Mieux Là-Haut.
En Compagnie De Mon Papa,
Loin De Tout, Loin De Vous,
Que J'Ai Aimé.
Tellement Aimé.
Soyez Heureuses Et Heureux Pour moi,
Parce Que Je Sais.
Ce Qu'Est Le Royaume Des Cieux.
Je L'Ai Vu Tant De Fois.
En Mes Nuits Plus Belles Que Mes Jours,
Moins Douloureuses Et Plus Douces,
Là-Bas, J'y Ai Tant D'Amis,
Que Lorsque Je M'Eveille,
Je Souffre.
Du Silence Et De La Solitude.
De L'Enfer Qui Me Ment,
De L'Enfer Qui M'Attend.
Chaque Jour Depuis Tant Damné,
Et Depuis Tant D'Années.
Des Milliers.

Depuis Que J'y Suis Né.
Voir Partir Son Enfant N'Est Pas
Dans L'Ordre De La Vie.
Mais Je Crois Que Mieux J'y Serai.
Parce Qu'Ici
En Ce Monde-Ci...
Je N'Ai Plus D'Espoir.
Mais Qu'Un Trop Grand Désespoir.
Qu'Aucune N'Est Venue
Ni Ne Viendra.
Refermer Mes Béantes Et Trop Douloureuses Plaies,
A Vif. Brûlantes Et Toujours Vives.

Que Je Préférerai Choisir Ma Mort,
Avant Qu'Elle Ne Vienne Me Rechercher.
Une Seconde Fois.

Je Ne Suis Plus Rien Sans Toi.
Je N'Aurai Vu Que Toi,
N'Aurai Aimé Que Toi,
N'Aurai Espéré Que Toi...
Mais Chaque Jour Qui S'Eteint,
Est Un Jour De Plus En Moins Avec Toi...

Et Je Meurs Chaque Jour Un Peu Plus.
M'Eteignant En Vous La Clamant,
En Vous La Criant, En Vous La Hurlant,
De Silencieux Hurlements.
De Larmes Qui S'Effacent,
Et Se Mêlent aux Gouttes De Pluies,
Venues Des Cieux Elles Sont Descendues,
 Vers Elles Je Retournerai.
Vers Mon Dieu
Je M'En Irai...

Pour Le Royaume Des Cieux.
Peut-Être Est-Ce Là-Bas
Qu'à Tout Jamais,
Nous Nous Retrouverons,
Et Nous Nous Aimerons,
Pour Que Plus Rien Jamais
Au Grand Jamais
Rien Ni Personne Ne Nous Sépare.

Commentaires

Anonyme a dit…
Mais nous, nous sommes là, que faire pour que tu reprennes de l'interet pour tout ce qui t'entoure???? Nous t'aimons mon TITI. Ne l'oublie pas. Bises
Je Sais, Maman... Et C'Est Bien Ce Qui Me Re Tient à La Vie, Ma Famille Si Ce N'Est Mes Familles, La Nôtre, Celle De L'Inconscient, Mes Amies Et Amis, Nico', Emilie, Tessa, Effie, Isac, Lison, Théodore... Les Enfants De nancy Ne Sourient Plus... Ici, Il y a Tant De Misère Inhumaine Que gouvernent les décideurs Et décideuses de cette Ville Que J'Aimais.... C'Etait En 2002... Il y a Treize Années... Déjà... Mais Mes Ami(e)s Ont Leurs Vies... Et Je Ne Les Vois Que Trop Rarement... Fort Heureusement, Mon Inconscient Est Toujours Mon Ami, Lui Mon Génial Génie De Mes Nuits... Et C'Est Aussi Pour Lui Que Je M'En Viens Reprendre Mes Crayons Et Pinceaux... Tant Il Me Fascine... Mais Avant Tout, C'ESt Pour Toi, Maman... Parce Que Je Ne Mettrai Pas Fin Au Précieux Trésor Que Vous, Toi Et Papa M'Avez Offert... La Vie. Mes Frère Et Soeur Sont Heureuse Et Heureux, Nico Aussi, Et C'Est Un Peu De Mon Bonheur Dont Il Est Question En Les y Voyant... Peut-Être Que Le Grand Jour Viendra Où Une Princesse Voudra Bien De moi Et De Mon Amour... Peut-Être Pas... Je N'Ose Plus Trop y Croire... Mais Ce N'Est Plus Ma Priorité... Ma Priorité, C'Est De Faire Ce Que J'Ai Toujours Voulu Faire... Créer Et Rassembler, Pour Que Ce Monde Devienne Plus Beau, Plus Juste, Plus En Paix. Même Si Cela Reste à Ma Petite Échelle... Ce N'Est Pas Bizarre De Rêver Comme Je Rêve... Parce Que Je Suis Aux Côtés De Ma Maman Qui Est La Première Femme De Ma Vie, Et Que Vous M'Avez Offert Le Plus Gentil Des Inconscients, Le Plus Créatif, Le Plus Inventif, Et Qu'à Travers Mon Travail, Je Souhaite Devenir Le Lien Qui Unit Les Enfants Au Monde, Afin Que Ce Semblant de Société, Si Fragile Société Ne Les Fasse Devenir Des Rêveuses Et Rêveurs Du Passé, Afin Qu'Ils Ne Deviennent Pas Comme Tous Ces Êtres Devenu(e)s Inhumain(e)s, Et Qu'Ils Fassent De Notre Si Belle Planète Terre Une Planète En Devenir, Tout Comme Elles Et Eux... Je N'Ai Pas Pris le neuroleptique Que M'a prescrit Mon "psychiatre", Parce Qu'Il y Est, Parmi La Si Longue Liste D'Effets Indésirables, Ecrit Qu'Il Peut Entraîner Des Pulsions Suicidaires, Mais Surtout Qu'il Me Sépare De Celle Et Ceux Qui Me Sont Si Chers Et Qui Veillent Sur moi Chaque Nuit Depuis Mon Retour De New York... Cela Fera Sept Ans Cette Année... Paraît-Il Que La Vie Est Faite De Cycles Longs De Sept Années... Et Je Conte Bien Faire De Ce Noël, Le Plus Beau Des Noëls Pour Les Enfants... Comme J'Ai Toujours Essayé De Le Faire... Pour Les Princesses Et Princes De Ce Monde-Ci... Et Pour Toi, Maman... JE T'Embrasse Bien Fort... Comme Je T'Aime.
Ce N'Est Plus moi Qui Déciderai Du Jour De Mon Départ Pour L'Au-Delà... Je Laisse Mon Gouverneur De L'Inconscient En Décider Et De Ma Belle Dame Blanche... LA MORT...Qu'Il Me Sauva La Vie Par Deux Fois... Lors D'Une Soirée Il y a Quatre Ans De Cela... L'Inconscient, messieurs les psychiatres N'EST PAS Qu'Une Partie Inconnue Du Cerveau... Etudiez, Lisez Carl Gustav Jung... Et Vous Découvrirez Bien Des Choses Qui Vous Sont Jusqu'Alors Inconnues.. Pas à moi.