D'Amour et quelques Petites Choses...



Tu es Amour...


Du haut des falaises, j'aperçois déjà la grande rivière
Et l'écume glisse au fil du courant, se laissant porter
Par le flot tranquille des eaux précipitées
Dans leur si long voyage, vers l'océan...
Et la terre est immense...

Parfum de fraîcheur, où se mêle nature et beauté,
Quand peu à peu et pas à pas, je me rapproche,
Les yeux grands ouverts sur ce spectacle inédit,
Inconnu à mes pensées, vierge de ces paysages,
Et mon coeur bat plus fort, à chaque pas...
Et je me souviens alors...

L'air frais et marin, me caresse le visage,
De fines gouttelettes ensoleillées,
Je respire et sens alors à plein poumons,
Ce parfum si délicat, appréciant chaque souffle,
Celui du vent qui se mêle au mien...
Et l'air est si doux...

Quand plus bas, au raz des eaux,
Les oiseaux volent ensemble,
Ailes grandes déployées, ils chantent,
Et remontent les eaux devenues calmes,
Après le tumulte, le tourbillon, et le vacarme,
Et la rivière est puissante...

Au fil de mes pas, je me rapproche,
Et peu à peu, j'entends son souffle, son ruissellement,
L'eau qui s'agite, et emporte tout dans son élan,
Et dans sa chute, tout ce qu'elle porte en elle,
Toute sa beauté, ses vibrations, ses sentiments...
Et la terre est vivante...

Mon coeur qui bat, de plus en plus fort,
Tel un volcan en ébullition, à la façon
Des eaux qui s'élancent du haut des chutes,
Légendaire chutes de Niagara,
Le vrombissement devient plus grand,
Au fil de mes pas, comme un souffle râle,
En perpétuel mouvement, inéluctable...
Et pourtant...

Et je respire, quand soudain je les aperçois
Au loin, juste là, droit devant moi... regarde...
Toute cette eau, tant de puissance,
Qui semble jamais ne pouvoir s'arrêter de s'écouler,
Du haut des falaises, elle s'élance, se jette et s'engouffre...
Dévalant les pentes, les roches,
Comme un déluge, dans le torrent...
Et que la terre est belle...
Et pourtant...

Je me souviens de ce spectacle si enivrant,
Si beau si grand, et tellement impressionnant,
Je me souviens quand face à elle, et droit devant,
Le temps d'un instant, inattendu, insoupçonné,
L'aigle a volé, ailes grandes déployées,
Il s'est élevé, et devant mes yeux, s'est envolé,
Rejoignant les blanches mouettes...
L'instant d'après, il avait disparu...
Et je restais alors arrêté, interloqué,
De ce spectacle, de ce cadeau, de ce trésor...
Et je me souviens alors...

Quand le temps d'un instant, je me suis trouvé,
Face à ces si belles chutes, dans l'herbe allongé,
Et à toi, j'ai pensé, et de mes pensées t'ai parlé...
Quand soudain, le temps s'est comme arrêté...
Coupé du monde, je me suis retrouvé...
Que plus rien d'autre n'a existé
Que toi dans mes pensées...

Tandis qu'un à un, les oiseaux approchaient,
Les blanches mouettes à moi venaient,
Au mot "Amour", je leur disais...
"Amour... Amour... Amour..."
Plus je leur disais, plus elles venaient...
Et de mes mots, elles m'entouraient,
Et se posaient à mes côtés,
Tandis qu'à toi, alors, je pensais...

Car de toutes les beautés qui s'offrent à nous,
Et de tant de merveilles qui nous entourent,
Des plus petites aux plus immenses,
Tu es celle pour qui les oiseaux chantent,
Et parmi toutes, tu es la plus belle,
Celle à qui je pense...

Toi dont les chutes me font rêver,
Aux courbes si belles, si sensuelles,
Toi dont je parcourrais monts et vallées,
De mille caresses, de mille baisers,
Toi pour qui je suspendrais le temps,
Et à nouveau, traverserai les océans,
Pour dans tes yeux, d'Amour, me noyer...
Toi que j'aime, toi à qui je pense...

Comme je te pensais, et te ressentais,
Comme je te pense au moment présent,
A ce sentiment tellement intense,
Qui brûle en moi, à chaque instant,
Et semble jamais ne pouvoir s'arrêter,
Tels les eaux, les chutes, les océans,
Qui coulent en moi, d'un sentiment...

Amour, à Toi je pense...


Jean-Christophe

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