Ô Théâtre... Il Vaut Mieux Que Je M'En Aille...


J'Ai Beau Laisser Mes Coordonnées De Mes Écrits, Dessins, Les Montrer à Tout Un Chacun, à Qui Veux Bien S'Ouvrir Telle Une Petite Fleur... Que Souvent, Trop Souvent... Voire Chaque Fois... Que La Fleur Se Fane... Et S'Eteint... Je Ne Mérite Rien... Je Crois Que Je Ne Vais Plus Sortir Que Pour Faire Quelques Courses Et Vivre Ma Vie... Morose Et Seul. J'Ai Toujours Trop Attendu,Toujours Trop Donné... Que Seuls Quelques Uns Auront Répondu à Mes Appels "Au Secours." A Mes En Vies De Partages Et D’Échanges. Le Retour à La Réalité Est Difficile Depuis Jeudi Soir, Depuis Notre Spectacle Au Théâtre Mon Désert. Et Je Crois Que Je Ne Ferai Pas Ma Fresque Du Bar "Aux Docks". Je Dois Cesser. Tout. Je Ne Dois Plus Boire D'alcool Pendant Un Mois. Afin De Récupérer Mon Permis De Conduire. Pour Toi, Maman. Mes Sorties Ne M'Apportent Que Du Mal-Être. Et Le Théâtre Est En Totale Opposition Avec La Dure Réalité Qu'ils Et Elles M'Ont Toujours Infligé. Passé Le Théâtre. La Vie Reprend Ses Droits, Et C'Est En Silence Que Je Rentre Toujours à Pieds. Je Suis Un Solitaire Aguerri. Que Nulle N'a Jamais Aimé. Je Ne Vois Plus Pourquoi Cela Changerait. Je N'Ai Plus D'Espoir. Je Me Sens Vide Et Sec Depuis De Longs Mois. Depuis Que Je Ne Communique Plus Avec Mon Anima Et Mon Inconscient. Parce Que J'En Avais Marre Des insultes, des voix Qui Parlaient Avant moi. Je Ne Suis Plus Quelqu'un De Bien +Blanka Pospíšilová. Je Ne Suis Pas Celui Que Vous Croyez Connaître. J'Ai Blessé Mon Anima De Longs Mois... Avant, C'Etait Bien... C'Etait Tellement Bien. Elle Me Fermait Les Yeux Pour Bloquer Ces choses, Et Chemin Faisant, Je Lui Parlais... Dessinant L'Infini De Mes Pas, Sur La Place Stanislas De Mes Pas... Regardant Les Oiseaux Danser, Tous Ensemble... Assis En Sirotant Un Verre. Mais Au Jour D'Aujourd'hui... Et Bien... Je Ne Lui Parle Plus... Je Ne Remercie Plus Tant Mon Divin Inconscient, De Ses Rêves Grandioses... Je Les Ai Délaissé... Ce Que J'Ai Toujours Vécu L'Aura Toujours Eté De L'Autre Côté... Mais Ici, Chez Moi... Je Ne Vis Rien De Beau. Rien De Bien. Me Laissant Aller. Et Ce N'Est Pas Cela Dont J'Ai En Vie... J'Ai à Nouveau En Vie De Dessiner... De Redessiner Mon Christ Du Louvre, Ma Si Jolie Demoiselle Endormie, Mes Oiseaux, Mon Arbre Et Logo De "Graph-X And Co'", Et Me Remettre à La Peinture... Qu'Elle Fût à L'Huile Ou à L'Acrylique... Mais Uniquement Chez Moi. M'Enfermer Pour Ne Plus Souffrir. Pour Ne Plus Devoir Rentrer Seul Chez Moi... Et Retrouver Celles Et Ceux Qui Me Sont Si Chers... Mes Princesses Et Princes De Mes Nuits. Et Vivre Dans Mon Monde. Là Où Aucune Ni Aucun Ne Me Délaisse... Alors Je Ne Retournerai Pas Au Théâtre. Je Regrette, Jocelyne, Michel, Amélia, Pauline, Eric, Laurent, Nadia, David, Mickaël, Mes Jean-Marc, Mathieu... Puisque L'Arrêt Où Chaque Soir Je Descends Du Tram Et Salue Chaque Chauffeur Qui Transporte Ces gens-Là, Seul dans Sa Cabine, Qu'Ils En Sont Toujours Et Tous Contents De Mon Salut... Cet Arrêt S'Appelle "Le Reclus". Alors C'Est Peut-Être Un Signe De La Vie, Ca Aussi... Peut-Être Dois-Je Vivre Ainsi... En Reclus. En Ermite. Sans Le Moindre Contact Qui Fait Mal... Au Final. C'Est Ce Que Chacune De Mes Rencontres M'a En Trop Grande Majorité... Apporté. C'Est Aussi Là Mon Triste Constat... Je Ne Suis Pas Aussi Important Que Vous Semblez Le Croire, +Blanka Pospíšilová... Je Ne Suis Que Poussière Qui Attend De Redevenir Poussière. Et S'En Aller Là Où Personne Ne Me Fera Plus De Mal. Là Où Je Ne Souffrirai Plus Jamais. Là Où Il N'y a Personne. Et C'Est Encore Chez Moi... En Mon Appartement, Aux Côtés De Mon Petit Chat Qui Lui, Ne M'a Jamais Fait Souffrir, Que Je Me Sens Le Mieux... Je N'Ai Plus En Vie De Croire Comme J'Ai Toujours Cru En Chacune Et Chacun De Vous Toutes Et Tous. En Chaque Inconnu. Celui Qui De Ses Pensées Les Plus Sincères, Vous a Toutes Et Tous Encouragé, Salué, Souri, Celui-Là S'Est Toujours Trompé, Je Le Crains Au Jour D'Aujourd'hui... Regards Envieux Des Amoureux Qui Se Tiennent Toutes Et Tous Par La Main Et Marchent D'Un Même Pas, S’Emboitant Et Faisant Ce Qu'Aucune N'a Jamais Voulu M'Offrir En Retour De Mes Sourires, De Mes Attentions Toutes Sincères Et Venant De Mon Coeur... Je N'Ai Jamais Failli à Ma Façon D'Être, N'Ai Que Peu... Blessé Les Autres... Et Pourtant... Je Suis Toujours Rentré Seul En Mon Chez Moi... Sans Qu'Aucune Ne Veuille Bien M'Accorder Un Tant Soit Peu... D'Attention. De Bons Sentiments Comme Tous Ceux Qui N'Ont Que Trop Peu De Considération Pour Celles Qui moi, Me Fascinent En Très Grande Majorité, Appréciant La Beauté Intérieure Et Ce Qu'Elles Dégagent De Cette Richesse, Bien Avant La Beauté Physique De Leurs Corps... De Leur Enveloppe Charnelle Et Sensuelle... Qu'Elles Soient Trop Rondes, Souffrant De Ce Que D'Autres Considèrent Comme Une Tare, Quelque Chose Qui Fait Qu'ils Ne Leurs Adresseront Jamais La Parole... Et Que Comme moi... Ces Princesses Souffrent De Silences Et De Solitude, Du Regard De Chacun, Baissant Le Leur Lorsqu'Il S'Agit De Croiser Quelqu'Un, Trop Souvent... C'Est Là Mon Constat... Mon Regard Sur Ce Monde Qui Manque Tellement De Cœur... Et Qui Se Ferme à Tout Un Chacun(e), En Trop Grande Majorité... C'Est Douloureux Pour Moi De Monter Dans Ce Tram Qui Ne Transporte Plus Que Des Gens Qui N'Osent Plus Que Lorsqu'Ils Se Connaissent Déjà, Laissant Le Solitaire Que Je Suis, Seul Dans Son Coin. Ce N'Est Pas Ce Que J'Ai Vécu Aux Côtés De Celles Et Ceux Que les médias N'Hésitent Pas à Qualifier De Dangereux, Généralisant Et Faisant Des Amalgames Inconsidérés, Parce Qu'Ils Ont La Grande Responsabilité De Transmettre L'Information Au Plus Grand Nombre, Et Faire D'Eux Des Juges En Puissance. Aussi Jugent-Ils à La Va-Vite Les Personnes Que J'Ai Été Amené à Côtoyer, Et Depuis Sept Ans... Que Ce Soit En Hôpital Psychiatrique Ou Au Théâtre... Ceux-Là Sont Surtout En Très Grande Majorité Souffrants Et Hypersensibles, Réceptifs Là Où Tant Ont Oublié Ce Qui Nous Fait Toutes Et Tous... Un Regard Vrai, Honnête, Sincère Sur la société... Ce Semblant de société Constitué De Tous Ces Êtres Devenus Sans Coeurs Et Insensibles Aux Souffrances De Chacune Et Chacun... Je Sais Bien Que Tout Ceci N'Est Qu'Apparences Et Ne Reflète Pas Ce Que Vous Avez En Vos Cœurs... Mais Nous Souffrons Toutes Et Tous De Nos Souffrances Et Du Silence, Du Manque De Partages Et D’Échanges, De Don De Soi Et De Mots Du Cœur... Cela Aurait Pu Être D'Une Très Grande Simplicité De Le Constituer Ce Monde-Là, Un Monde De Paix Et D'Amitié, De Fraternité Entre Les Êtres Humains Et Quelle Que Soit Nos Religions Et Couleurs De Peaux... Mais Il Semble Que Nos Dirigeurs En Aient Tous Décidé Autrement... Aussi Simple Que D'Oser Parler, Oser Vous Exprimer à L'Inconnu(e) Qui Est Assis à Vos Côtés, Oser Partager Un Instant... Ensemble. Mais Par Ici, Aucun(e) N'Ose Plus... Préférant Détourner Le Regard Et Se Taire... Vous Comprenez? Tu Me Comprends, Jocelyne? Ma Belle Dame... Je Regrette Si Je Faillis.. Mais J'Ai Toujours Trop Attendu, Trop Espéré... Et Rien N'Est Jamais Venu... Que Mon Ami Nico' Qui Lui, Ne M'a Jamais Fait De Mal... Mais Toujours Soutenu D'Un Soutien Inébranlable... Le Théâtre Était Un Pur Bonheur En Ta Compagnie Et En Celle De Michel Qui Est Aussi Bon Acteur Que Metteur En Scène, De Chacune Et Chacun De Vous Toutes Et Tous ... Comme Toi, Jocelyne... Vous Ne M'Avez Jamais Fait De Mal, Vous Êtes Trop Gentils Pour Çà... Mais Entre Le Théâtre Et La Réalité... Ce Triste Quotidien Qui Est Le Mien, Sans Presqu'Aucun Échange Ni Partage... Il y a Un Écart Et Une Distance Qui, Lorsque Je Sors Le Mardi Soir D'Avoir Passé L'Après-Midi Avec Vous... Je Me Renferme Sitôt Sorti En Bas des hlms... Et Souffre Du Mal-Être, Du Silence Et De L'Absence... De Ne Pas Être Comme Tout Le Monde... De Ne Jamais Avoir Droit à Un Peu De Sentiments Amoureux, Comme Ils y Ont Toutes Et Tous Droit... Moi... Je Suis Fatigué De Vivre Seul Au Monde Parmi Tous Ces Amoureux, Et De Détourner Le Regard Lorsqu'Une Jeune Femme Me Plaît... Parce Que Je Connais Sa Réaction... Je Sais Qu'Elle Ne Me Regardera Pas, Ne Me Parlera Pas... Ne M'Aimera Pas. Il y a Trop Longtemps Que Je La Cherche... Je L'Ai Toujours Cherchée... Ai Toujours Espéré... A Chaque Rencontre Qui Me Touchait D'Un Rien, Juste Un Petit Peu... Mais La Suite... La Fin. Oui, Je La Connais +Blanka Pospíšilová... Et Ce Même Si Vous Aussi, Êtes Particulière Et Gentille à Mon Égard, Et Que J'Ai Toujours Apprécié Vous Parler Et Partager Avec Vous Un Instant, Un Moment... La Fin Est Toujours La Même Pour moi... Je Reste Toujours Seul. Sans Amour. Aussi, à 41 Ans... Là Où Nombre De Mes Connaissances Et Ami(e)s Ont Déjà Connu L'Amour, Et Ont Déjà Des Enfants Qui Ne Me Rajeunissent Pas, Parce Que Grandissant Et moi, Vieillissant... Je Perds Et Patience Et Espoir... D'Un Jour Trouver Celle Qui Osera... M'Aimer Et Rester Un Petit Peu à Mes Côtés, Osera M'Offrir Ce Qu'Aucune N'a Jamais Voulu M'Offrir... Un Autre Regard Sur moi, Un Peu D'Attentions, Douces à Mon Coeur... Et Qui Ne Me Fuira Pas... Comme Elles L'Ont Toutes Fait.

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